lundi 18 juillet 2016

Lassitude

Vous vous direz sans doute que je suis un peu fainéant de m'en tenir, pour tout commentaire du massacre de Nice, à une courte citation de Carl Schmitt. En même temps, elle dit tout, et c'est à peu près tout ce que les événements m'inspirent. L'Etat est tenu par un mélange de cyniques et de branquignoles. Bien sûr, on est loin de De Gaulle, mais sans aller jusque là, on est même très loin de Guy Mollet. Nous ne sommes pas protégés, pas défendus. Le pouvoir n'a plus aucune légitimité. Je ne parle pas de la légitimité des urnes, non c'est bien plus grave, bien plus radical : il n'a plus la légitimité fondamentale de tout pouvoir, élu ou non élu : il ne protège plus le peuple. Nous n'avons plus aucune raison de le respecter, ni même de lui obéir. Nous sommes fondés à reprendre nos billes. Il va falloir se débrouiller tout seuls.

Pour le reste, l'effet de répétition me rend sec. Sur les causes, et donc sur le traitement, j'ai l'impression d'avoir déjà dit l'essentiel de ce que je pense (ici, et ). Qu'ajouter de plus? Que tout se déroule comme prévu? Oui, sans doute. 

Quelques mots tout de même.
D'abord, il y a les causes profondes, anciennes, enkystées. Trente ans d'immigration de peuplement non assimilée; trente ans d'apprentissage de la haine de la France matin midi et soir dans les écoles et sur toutes les antennes; trente de laxisme pénal déchaîné. Quand un arbre a poussé de travers pendant trente ans, on ne décrète pas son redressement. D'ailleurs, qu'on se rassure, sur ce plan rien n'est entrepris. On continue. On accélère même. Ensuite, il y a les causes prochaines, comme on disait au 17ème siècle. Au premier rang desquelles, une politique étrangère inepte et criminelle. Là non plus, pas de revirement en vue. Donc, aucune amélioration à attendre. Au contraire. 

Ce qu'il faudrait faire ? En vrac.

D'abord, les mesures durables :

  • Retrouver la politique étrangère traditionnelle de la France au Moyen-Orient; se retirer de ce bourbier créé par l'Empire otanien.
  • Stopper l'immigration
  • Supprimer l'acquisition automatique de la nationalité par la naissance
  • Interdire la bi-nationalité
  • Instaurer la préférence nationale en toutes matières sociales
  • Rétablir le contrôle aux frontières
  • Rétablir le service militaire obligatoire
  • Construire 30 000 places de prisons et appliquer strictement le code pénal contre la délinquance et le crime (après abolition des lois Dati et Taubira)
  • Interdire l'UOIF
Mesures temporaires dans le cadre de la "Guerre":

  • Mettre en détention administrative de tous les activistes islamistes connus des services (à Cayenne).
  • Réinstaurer la Cour de Surêté de l'Etat avec peine de mort pour participation à des activités terroristes. 
  • Retirer l'Armée de Terre  des gares et autres lieux publics : confier les missions de gardiennage à des société privées ou à la Gendarmerie selon les cas
  • Envoyer l'Armée de Terre dans les "zones de non-droit" ("Bataille d'Alger" bis), arrestations des trafiquants; rétablissement de l'ordre dans ces zones; couvre-feu.
  • Interdire tout rassemblement important sur la voie publique.

dimanche 17 juillet 2016

Principe de base




"Pourquoi les hommes donnent-ils leur consentement à la puissance? Dans certains cas par confiance, dans d'autres par crainte, parfois par espoir, parfois par désespoir. Toujours cependant ils ont besoin de protection et ils cherchent cette protection auprès de la puissance. Vue du côté de l'homme, la liaison entre protection et puissance est la seule explication de la puissance. Celui qui ne possède par la puissance de protéger quelqu'un n'a pas non plus le droit d'exiger l'obéissance."

Carl SCHMITT, 
Gespräch über die Macht und Zugang zum Machthaber, Pfullingen, 1954, p.11





mercredi 6 juillet 2016

Sur le Grand Absent




Je poursuis mon billet sur le Brexit.
Toute personne ayant une certaine connaissance de l’histoire de la construction européenne sait que l’idée de faire entrer la Grande Bretagne au sein de la C.E.E. avait soulevé, dans les années soixante, l’opposition des partisans d’une confédération européenne véritablement politique, c’est-à-dire jouissant de  l’indépendance à l’égard des Etats-Unis.  On se rappelle en particulier l’opposition véhémente du Général de Gaulle (on l’écoutera ici). Symétriquement, l’entrée de la Grande-Bretagne avait la faveur des atlantistes, qui souhaitaient que la construction européenne se limite à n’être qu’une vaste zone de libre-échange, dépourvue de toute puissance politique propre, englobée dans l’OTAN. Si donc notre oligarchie avait un brin de culture et de mémoire, elle aurait pu, elle qui se dit favorable à une existence politique de l’Union européenne, se réjouir du départ des Anglais. Au lendemain du Brexit, elle aurait pu dire :
« Au revoir Messieurs les Anglais, le Général de Gaulle ne s’était pas trompé ; depuis votre entrée, la construction européenne s’était progressivement éloignée du projet d’origine, pour devenir une zone de libre-échange en extension permanente, ingouvernable et totalement soumise à l’Empire américain, dont vous avez été le cheval de Troie. Vous partis, nous avons une chance de reprendre les choses en deçà du point où elles ont commencé à dérailler. »
Elle n’en a rien fait. Pourquoi ? A mon avis pour deux raisons principales : la première, c’est que nos dirigeants sont parfaitement incultes. En conséquence, même à titre de discours de façade, je veux dire de discours pour ne pas perdre la face, ils sont incapables de mobiliser ce genre d’arguments fondés sur la mémoire historique. L’Histoire n’est rien pour eux. Ils vivent dans un éternel présent, l’éternel présent des coursiers et des factotums. La seconde raison, c’est qu’ils sont, à une majorité écrasante, favorables à ce que l’Union européenne est devenue, à savoir une machine à aligner les nations européennes sur les intérêts américains, un laminoir pour les identités, diluées dans la sous-culture globish. Qu’on me comprenne bien : ils n’y sont pas favorables parce qu’ils y auraient longuement réfléchi et s’en seraient véritablement convaincus. Ils y sont favorables parce que c’est ainsi et parce que les Américains sont les plus forts. Non seulement ils manquent d’imagination, mais ils manquent aussi d’audace.
Pour finir, voici un extrait de la conférence de presse du Général de Gaulle du 14 janvier 1963 :
Mais la question est de savoir si la Grande-Bretagne actuellement peut se placer avec le Continent et comme lui à l'intérieur d'un tarif qui soit véritablement commun. De renoncer à toutes préférences à l'égard du Commonwealth. De cesser de prétendre que son agriculture soit privilégiée. Et encore, de tenir pour caducs les engagements qu'elle a pris avec les pays qui ont fait partie, qui faisaient partie, ou qui font partie de sa zone de libre-échange. Cette question-là c'est toute la question. On ne peut pas dire qu'elle soit actuellement résolue. Est-ce qu'elle le sera un jour ? Seule évidemment l'Angleterre peut répondre. La question est posée d'autant plus qu'à la suite de l'Angleterre, d'autres Etats qui sont, je le répète, liés à elle par la zone de libre-échange, pour les mêmes raisons que la Grande-Bretagne voudraient ou voudront entrer dans le Marché Commun, il faut convenir que l'entrée de la Grande-Bretagne d'abord et puis ceux de ces Etats-là changera complètement l'ensemble des ajustements, des ententes, des compensations, des règles qui ont été établis déjà entre les six, parce que tous ces Etats comme l'Angleterre ont de très importantes particularités. Alors c'est un autre marché commun dont on devrait envisager la construction. Mais celui qu'on bâtirait à onze. Et puis à treize. Et puis peut-être à dix-huit. Elle ne ressemblerait guère sans aucun doute à celui qu'ont bâti les six. D'ailleurs cette Communauté s'accroissant de cette façon verrait se poser à elle tous les problèmes de ces relations économiques avec toute sorte d'autres Etats et d'abord avec les Etats-Unis. Il est à prévoir que la cohésion de tous ses membres qui seraient très nombreux, très divers n'y résisterait pas longtemps. Et qu'en définitive il apparaîtrait une Communauté Atlantique colossale sous dépendance et direction américaine, et qui aurait tôt fait d'absorber la Communauté de l'Europe. C'est une hypothèse qui peut parfaitement se justifier aux yeux de certains, mais ce n'est pas du tout ce qu'a voulu faire et ce que fait la France et qui est une construction proprement européenne.

Voilà qui dépayse.


vendredi 1 juillet 2016

Breaking news



On ne peut pas dire que ce blog ait vraiment le "sens du direct". Mais nous sommes tout de même obligés d'interrompre nos programmes pour nous réjouir d'une nouvelle qui vient de tomber : les citoyens autrichiens vont revoter ! La Cour suprême de ce pays a en effet estimé que les soupçons de fraude étaient justifiés concernant le scrutin qui a vu l'échec du candidat national-conservateur, après un épisode assez louche de dépouillement de votes par correspondance. 

Encore une bonne nouvelle de cet acabit et nous pourrons commencer à penser que le vent tourne en Europe !

Pour le plaisir, revoyons cette page du Monde -qui s'est, une fois de plus, couvert de pipi.





Les bonnes nouvelles n’étant pas si fréquentes, il convenait d’abord de fêter dignement le Brexit. Ce qui fut fait. Mais à présent que nous sommes à jeun, il faut tout de même essayer d'articuler quelques mots. Je ne reviendrai pas longuement sur les faits : une majorité d’électeurs britanniques a souhaité que la Grande Bretagne retrouve sa pleine indépendance et, pour ce faire, sorte de l’Union Européenne. 

D’après les enquêtes d’opinion disponibles, les deux motivations principales de cette majorité sont la volonté de régler soi-même ses propres affaires et le refus de l’immigration massive. Sociologiquement, les clivages sont les mêmes qu’en France : le débat sur l’Union européenne oppose les ouvriers et employés autochtones vivant en périphérie des grandes villes et dans les campagnes à l’alliance des cadres urbains et des employés immigrés. 

La sociologie des partisans du Brexit est à peu près la même que celle du vote Front National en France. Il y a tout de même quelques différences à noter : le Brexit a également rallié une bonne partie des bourgeois attachés à la souveraineté et à l’identité traditionnelle de la Grande Bretagne. Ce que ne fait pas le Front National pour le moment, les bourgeois traditionnels continuant de se défier d’un parti trop plébéien pour eux. Il est vrai que les leaders du Brexit n’avaient rien de particulièrement plébéien, puisqu’ils étaient tous de parfaits libéraux conservateurs (Johnson et Farage) ; il est vrai aussi que la bourgeoisie anglaise paraît plus ouvertement patriote que la bourgeoisie française, malheureusement plus attachée à son compte en banque qu’à la souveraineté nationale. Mais passons.

Evidemment, ce vote est une gifle à l’oligarchie européiste. Elle en écume de rage. Elle en vomit de colère. Elle est en éructe de haine. D’autant plus qu'elle n’avait, comme d’habitude, par mégoté sur les moyens : elle avait tancé, menacé, terrorisé la population ; elle avait prophétisé des fléaux dignes de l’Ancien Testament en cas de mauvais vote; le Président des Etats-Unis en personne avait fait le déplacement pour expliquer aux Anglais ce qu’il convenait de faire. L’assassinat providentiel d’un député anti-Brexit vint même couronner le tout. Mais rien n’y fit. Brexit quand même ! 

La réaction hystérique de l’oligarchie est à la hauteur de ce que l’on pouvait attendre. Elle vient confirmer les analyses que nous faisions il y a quelques semaines sur le nouveau sens du mot démocratie. Est « démocratique » tout ce qui va dans le « sens de l’Histoire », c’est-à-dire dans le sens du « rêve européen », c’est à dire encore dans le sens de suppression des nations et des identités au profit du supermarché mondial. En conséquence, le résultat de ce referendum a immédiatement été analysé non seulement comme une catastrophe pour la civilisation, cela va sans dire, mais comme une défaite de la démocratie. Quant à la démocratie au sens d’ « expression de la volonté majoritaire », elle est désormais ouvertement et sans plus la moindre gêne présentée comme une chose éminemment dangereuse et malodorante qu’il ne faut utiliser que dans les cas où l’on est certain d’obtenir un résultat conforme au sens de l’Histoire. C’est-à-dire, à partir de maintenant, à peu près jamais.[1] 

Ecoutez-les : de Juppé à Cohn-Bendit, de Fillon à Macron, de Lemaire à Sarkozy, tous voudraient que ce vote soit annulé, que la partie soit rejouée, que les conséquences soient évitées, que le peuple soit contourné. Comme ce fut le cas en France en 2005. Une chose est sûre : tous estiment qu’organiser un tel referendum en France serait « irresponsable ». Pourquoi ? Eh bien parce qu’ils connaissent le résultat d’avance. Bref, ils admettent sans difficulté que la politique qu’ils mènent est contraire aux vœux du peuple. Et ils nous l’expliquent doctement à la télévision. Dans un monde décent, il semble que les opposants au Brexit devraient reconnaître leur défaite et envisager de ranger le rêve européen dans leur musette, puisque la majorité n’en veut pas. Après tout, de nombreux pays sur Terre n’appartiennent pas à l’Union européenne et semblent ne pas trop mal s’en porter. Mais une telle modération, un tel réalisme ne sont plus possibles. 

L’Union européenne est devenue une doctrine de type religieux. Le dogme n°1 de la religion bruxelloise est que l’appartenance à l’Union européenne constitue un impératif moral catégorique pour toute collectivité humaine vivant sur le seul européen –si ce n’est de toute communauté humaine tout court. L’alternative est : ou bien l’Union européenne ou bien le Troisième Reich. La reductio ad Hitlerum tourne à plein régime et étend chaque jour son champ d'application : vous émettez des réserves sur l'ouverture des frontières? Racisme! Vous désirez conserver à l'Europe son identité culturelle? Fascisme! Vous êtes soucieux de maintenir une industrie protégée du dumping? National-populisme! Vous avez la volonté demeurer majoritaire dans votre propre pays et d'y cultiver vos traditions ? Xénophobie ! Je n'exagère pas (voyez ici et encore ). Comme le dit l'impayable Attali (impayable, façon de parler), l'Union européenne fait partie des "irréversibilités nécessaires du Progrès de l'Humanité". Nous sommes donc condamnés, au moins encore pour quelques temps, et à mon avis pour longtemps en France, à voir des gens censés nous représenter expliquer pourquoi ils ne nous donneront pas la parole et pourquoi ils continueront à nous conduire vers le paradis radieux, quoique lointain, de l’Union européenne. Et tout cela en prononçant le mot démocratie une fois par minute.

Je voudrais maintenant en venir à trois points particuliers. Un grand absent, une distinction à faire, un gros bobard.

  • Le grand absent, c’est le Général de Gaulle.
  • La distinction, c’est celle qu’il faut faire entre les cyniques et les idiots utiles.
  • Le bobard, c’est que les jeunes Anglais sont massivement favorables à l’Union européenne.

Ce sera pour le prochain billet !



[1] Sur ce point, je vous recommande ce papier fascinant de Jacques Attali (ici), où le Pic de la Mirandole de la photocopieuse expose sa conception de la démocratie. Il y dresse la liste des sujets sur lesquels il devrait être interdit de voter, c'est à dire tout ce qu'il considère comme des progrès. De manière générale, l'Union européenne, et le Brexit en particulier, ont un effet désinhibiteur extraordinaire sur les oligarques : ils en viennent à dire carrément ce qu'ils pensent. Haine des nations, mépris du peuple, adoration de Mammon, tout est dit d'une manière totalement déboutonnée. Comme souvent, Emmanuel Todd avait tout compris puisqu'il avait prophétisé la suppression de la démocratie par l'Union européenne (dans Après la démocratie, en 2008; on lira ici ce qu'en avait dit la Pravda Le Monde à l'époque, jugeant le livre "une plaisanterie" et son auteur "déphasé"). Il est pourtant clair que l'abolition de la démocratie est le seul recours pour la survie de l'UE. D'ailleurs, la grande presse, qui ricanait naguère du livre de Todd, appelle d'ores et déjà à la suppression du referendum, instrument de la "tyrannie de la majorité" (c'est ici, au cas où vous vous diriez que j'exagère). J'exagère, mais pas assez.


jeudi 2 juin 2016

Exemple



L’actualité nous offre une illustration très claire du double sens du mot « démocratie » dont je parlais l’autre jour. Il se trouve qu’une majorité de Polonais seraient prêts à remettre en cause le droit à l’avortement (du moins à le restreindre aux cas où la vie de la mère est en danger). Selon le sens propre du mot démocratie, une telle restriction en Pologne serait une mesure démocratique. Mais il y a le second sens ! Le sens libéral. En ce sens-là, c’est l’avortement qui est « démocratique », puisqu’il s’agit d’une conquête de la liberté individuelle. Dès lors, la Commission européenne a lancé un avertissement solennel à la Pologne, en application de l’article 7 du Traité instituant l’Union européenne, qui prévoit la possibilité de sanctions lorsqu’un Etat membre ne respecte pas les « valeurs démocratiques ». Admirable.
Pour m’achever tout à fait, je suis allé lire l’article 2 du Traité, qui détaille les fameuses valeurs de l’Union européenne. Je cite : « L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité, de l'État de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme. » Anatole France disait qu’on pouvait juger de la grandeur d’un peuple à la qualité de sa syntaxe. En l’occurrence, le jugement est sans appel. Quelle que soit d’ailleurs la section de l’Université qui s’y penche, la conclusion est la même : c’est du pur galimatias. Qu’on soit grammairien, juriste ou philosophe, on ne peut qu’être confondu par la gaucherie, le flou, l’inconsistance d’un tel texte. Qu’est-ce que la « valeur de démocratie » ? La « valeur d’Etat de droit » ? On voit assez mal comment quoi que ce soit pourrait être « fondé » sur une aussi insipide bouillie conceptuelle.
Mais revenons à notre exemple. A quelle valeur l’interdiction de l’avortement serait-elle contraire ? Au respect de la dignité humaine ? Ce serait franchement de l’humour noir. A la liberté ? Pas celle du fœtus en tout cas... A l’égalité ? Cela n’a pas de sens. A l’Etat de droit ? Là aussi, c’est hors sujet. Au respect des droits de l’homme ? Jusqu’à nouvel ordre, le droit de supprimer les fœtus ne fait pas partie de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme... Reste la démocratie. Interdire l’avortement serait donc contraire à la valeur de démocratie. C’est encore plus absurde que tout le reste. Mais à tout prendre, c’est aussi l’incrimination la plus intimidante, la plus radicale, la plus disqualifiante. C’est donc elle qu’on choisit pour tancer les contrevenants à la dictature européenne. Ils sont hostiles à démocratie !

Qu’on se le dise.