lundi 12 janvier 2015

Un peu de physique



Opposants au principe de causalité


Sans avoir fait Polytechnique, chacun sait vaguement que le réel est régi par des lois. Certains se souviennent sans doute, par exemple, de la loi d’Archimède : « Tout corps plongé dans un liquide reçoit de la part de celui-ci une poussée verticale, dirigée de bas en haut, égale au poids du volume de liquide déplacé ». Les lois, on n’y peut rien, il faut faire avec. C’est pourquoi un philosophe (Bacon) a dit : « On ne peut commander à la nature qu’en lui obéissant. » Bon, jusqu’ici tout va bien.

Ajoutons maintenant que la réalité humaine, sociale, culturelle n'est pas extérieure au monde physique. Elle en est une province particulièrement complexe, mais également soumise à des lois. Il ne s’y passe pas n’importe quoi dans n’importe quelles conditions. Les lois de la physique sociale ne sont certes pas aussi facilement quantifiables que les lois de la physique des corps, mais enfin on observe tout de même des régularités, preuve que le principe de causalité est à l’œuvre.

Par exemple, toute augmentation de la proportion de musulmans dans une zone donnée provoque une augmentation du sentiment anti-juif dans ladite zone, ainsi qu’une réduction des libertés publiques. C’est de la physique. Cela tient principalement au fait que les musulmans croient à la provenance divine du Coran, et donc au caractère obligatoire des prescriptions qui y sont contenues. Ces dernières sont assez nettement défavorables aux libertés de type occidental et franchement hostiles aux juifs et aux chrétiens. C’est assez simple. A ce premier facteur explicatif s’ajoutent les circonstances historiques depuis 1948, qui chauffent à blanc l'antijudaïsme, pour le rendre encore plus virulent que l'anti-christianisme. 

Or, nos gouvernants depuis quarante ans, n’ont de cesse d’attirer en France des millions de musulmans pour qu'ils s'y installent durablement. Ils ont, de surcroît, veillé à ce que les populations en question ne soient pas le moins du monde assimilées à la culture française, mais demeurent bel et bien musulmanes. Les conséquences prévisibles ne manquent pas de se produire. Il suffit d’attendre que les concentrations atteignent les seuils critiques nécessaires. La science sociale n’est certes pas capable, à la différence de la science physique, de déterminer de manière précise ce genre de grandeurs quantitatives, mais elle peut assurer qu'elles existent.

En l’occurrence, on peut dire qu’un processus d’islamisation est entamé. Il ne se passe donc rien de surprenant. Les premiers résultats sont là : plus aucun journal français ne publiera jamais une caricature de Mahomet ; des français juifs seront régulièrement assassinés par des moujaïdins nés à la Porte de Pantin. De ce point de vue, les manifestations organisées par le Gouvernement ressemblent à des manifestations contre la Loi d’Archimède. Il est même fatal, compte tenu du niveau de démence de nos sociétés, que ces manifestations tournent leur vindicte contre Archimède lui-même. N’a-t-on pas lu dans Libération que les récents assassinats avaient "la sale gueule de Zemmour, Houellebecq et Le Pen" ?

Archimède au poteau !


CECI N'EST PAS UN ISLAMISTE

                             Amedy Coulibaly, disciple de Zemmour



                                                petit rappel sur la religion de paix







samedi 10 janvier 2015

La vraie phrase

                                       Messire Jacques-Bénigne Bossuet, évêque de Meaux,
                                       conseiller du Roy en ses conseils,
                                       cy-devant précepteur de Monseigneur le Dauphin
                                       aumônier de Madame la Dauphine


On cite beaucoup ces temps-ci, dans nos milieux, une phrase de Bossuet particulièrement bien adaptée aux circonstances. Mais on la cite mal. En réalité, la véritable phrase est la suivante : 

"Mais Dieu se rit des prières qu'on lui fait pour détourner les malheurs publics quand on ne s'oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je? Quand on l'approuve et qu'on y souscrit."

On la trouve au livre IV de l'Histoire des variations des églises protestantes (oeuvres complètes, éd. Vivès, p. 145).


vendredi 9 janvier 2015

Les prévenus

                                                 Oui, je sais, il manque Giscard...
                                                 On a une petite pensée pour lui quand même



Bon, ce n’est pas tout. Il faut remonter à la tête. Comme disaient les Grecs : o ichtus ek tès képhalès ozein archetai. « Le poisson, c’est par la tête qu’il commence à sentir mauvais. » Et puisque j’en suis aux métaphores animalières, continuons. Si les fourmis rouges prolifèrent dans la chambre de votre grand-tante, vous commencerez certes par éliminer ces sales bêtes. Mais quand vous aurez compris que votre arrière-neveu entassait délibérément les ordures dans la pièce et laissait les fenêtres ouvertes depuis des mois, vous lui demanderez sans doute des comptes. On éradique les fourmis, mais on incrimine les responsables. Il faut distinguer, et ne pas être myope.

Chez nous, c’est pareil. Quand les deux frères Kouafi auront été neutralisés, nous pourrons nous intéresser à Hollande, Sarkozy et consorts. Leur oeuvre ? Pas de contrôle aux frontières, laxisme pénal généralisé, immigration galopante, complaisance avec les apprentis terroristes, inaction des services spéciaux, soumission totale à des puissances étrangères liées au terrorisme, compromission dans des guerres favorables à l'islamisme -le dossier est plus lourd qu’une enclume.

Sur notre cas, soyons précis : les deux frères Kouafi sont connus depuis dix ans par la police et les services spéciaux. C’est à tel point que les services des pays étrangers les connaissaient eux aussi et qu’ils étaient interdits de séjour aux Etats-Unis par exemple. Jamais ces deux criminels n’auraient pu franchir la frontière américaine. Trop dangereux. Mais en France ? "Yallah mon frère, viens manger la chorba !" Ces combattants de l'Islam devraient être six pieds sous terre depuis longtemps... enfin, si nous avions des chefs soucieux du salut public. Ce n'est évidemment pas le cas. Aucun ordre n'a jamais été donné. La forfaiture est devenue consubstantielle à ce régime. Nous n'avons plus d'Etat. A la place, on nous bassine de chansons grotesques : "l’immigration est une chance pour la France", "les jeunes terroristes sont des Français discriminés", "union nationale", "vivre-ensemble", "je suis Charlie", blablabla etc, usque ad vomitum. Les responsables, les coupables en chef sont donc nos dictateurs successifs depuis 40 ans. Tant que nous n’aurons pas fait une révolution patriotique ni organisé le procès de toute cette camarilla, nous continuerons à nous faire tirer comme des lapins par l’ennemi de l’intérieur.




Logique


                                                 Lucidité politique de Charlie Hebdo

A la demande générale de mes trois lecteurs, je vais essayer de dire quelque chose des événements récents.
C’est triste à dire mais, d’un point de vue formel, cet horrible massacre a la beauté d’une démonstration. C’est ce que l’on peut appeler un événement saturé de logique. Sous la figure de Charlie Hebdo, c’est l’idéologie qui détruit la France depuis quarante ans qui se trouve confrontée aux conséquences mortelles de sa victoire totale. C’est le gag pas drôle du type qui marche sur un râteau. Les terroristes musulmans ont en effet choisi de s’attaquer à ce qui se trouve être, sinon l’organe central, du moins le conservatoire historique de l'idéologie dominante, l’esprit soixante-huitard le plus forcené : immigrationniste à mort, anti-flics à en crever, anti-national à s’en faire péter les tripes. Charb, Wolinski, Cabu -paix à leur âme- n'étaient sûrement pas de méchants bougres, mais ce n'étaient pas non plus de grandes lumières en politique. Je veux dire : ils ne comprenaient pas le monde où nous vivons. Ils étaient hermétiques à la réalité. Et radicalement inconséquents. Du genre à conchier la police et à vivre sous protection policière. Du genre à remplir une pièce de gaz puis à craquer des allumettes. Mais le réel revient toujours, et se venge. Je n’irai pas jusqu’à parler de justice immanente, parce qu'ils n'exerçaient pas de responsabilités, mais enfin, il y a de cela. Aujourd’hui, la France –enfin, ce que cette génération a fait de la France- entre en agonie. Mais elle meurt sans avoir rien compris. « Je suis Charlie » répète-t-elle, hébétée.
Oui, et c'est bien pour ça qu'elle est déjà morte. 

jeudi 8 janvier 2015

Pays vendu


Le 20 décembre 2014 au soir, Manuel Valls et Nicolas Sarkozy ont célébré la fête nationale du Qatar, à Paris, à l'invitation de Nasser Al-Khelaïfi, propriétaire du PSG, proche de l'émir Al-Thani.



Une autre photo sur le même thème :




Tu es servi, Cazeneuve



"Aux jeunes qui partent en Syrie, je veux dire qu'il y a mille combats à mener dans la République."

           Bernard Cazeneuve, Ministre de l'Intérieur, 26 mai 2014

L'existence de l'ennemi



Voici une anecdote d'actualité.

Nous sommes en 1965, à la Sorbonne. 

Trois personnages:  Jean Hyppolite, professeur de philosophie à l'Ecole normale supérieure, humaniste de gauche; Julien Freund, disciple de Carl Schmitt, auteur d'une thèse développant l'idée selon laquelle la distinction ami/ennemi est fondatrice de la dimension politique; Raymond Aron, qu'on ne présente pas.

Hyppolite, s'adressant à Freund : « Je suis socialiste et pacifiste. Je ne puis diriger en Sorbonne une thèse dans laquelle on déclare : Il n’y a de politique que là où il y a un ennemi. Si vous avez vraiment raison, il ne me reste plus qu’à aller cultiver mon jardin.»

Freund : «Écoutez, Monsieur Hyppolite, vous pensez que c’est vous qui désignez l’ennemi, comme tous les pacifistes. 'Du moment que nous ne voulons pas d’ennemis, nous n’en aurons pas', raisonnez-vous. Or c'est l'ennemi qui nous désigne. Et s’il veut que vous soyez son ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles protestations d’amitiés. Du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin.»

Hyppolite : «Dans ce cas, il ne me reste plus qu’à me suicider.»

Aron à Hyppolite : «Votre position est dramatique et typique de nombreux professeurs. Vous préférez vous anéantir plutôt que de reconnaître que la politique réelle obéit à des règles qui ne correspondent pas à vos normes idéales.»