jeudi 4 mai 2017

Carnet rose


Pour chasser nos sombres pensées et notre humeur morose, je me suis dit que l’image du bonheur pourrait nous remettre un peu de baume au coeur. Voici donc une touchante et printanière nouvelle, qui prouve que l’avenir est encore possible, et que tout peut toujours renaître.



Roméo

Pierre Bergé, 87 printemps et un teint de rose, vient de convoler en justes noces avec Madison Cox, 58 ans, paysagiste de son état. Nous leur souhaitons beaucoup de bonheur et tout plein d'enfants!

Juliette







Sommes-nous maudits ?



Ici, je parle surtout d’idées. Moins souvent de personnes. Mais le débat d’hier m’oblige à le faire. Et pas pour de bonnes nouvelles. Hier soir, la candidate du parti patriotique s’est ridiculisée. Sa posture d’abord, était totalement inadéquate. Elle avait deux choses à faire : Primo, avoir l’air d’un chef d’Etat, ce qui suppose dignitas et gravitas, comme disaient les Romains. Au lieu de cela, nous avons vu une collégienne ricanante. Deuzio, se concentrer sur ce qui réunit une majorité d’électeurs –l’immigration, la sécurité, l’identité de la France. Or, tenez-vous bien, la candidate n’a pas dit un mot sur l’immigration et a choisi, au lieu de mettre de l’eau dans son vin anti-euro, de s’emberlificoter elle-même dans un sujet auquel elle ne comprend rien. En matière économique, pour résumer, je dirais qu’elle a raison, mais qu’elle ne sait pas pourquoi. Et cela se voit. Elle ne sait littéralement pas de quoi elle parle. Je maintiens donc que sur le papier, le Front National a quasiment raison sur tout. Mais il faut se rendre à l’évidence : la candidate n’est non seulement pas à la hauteur des idées qu’elle défend, mais elle développe une stratégie qui confine au suicide pur et simple. Si ce n’est au sabotage. Le malheur est que nous sommes sur le bateau avec elle. Je suggère donc que nous reprenions l’Apocalypse de saint Jean là où nous l’avions laissée, et que nous allions nous resservir un petit verre de blanc.





jeudi 27 avril 2017

Ridendum est !





Connaissez-vous Mgr André Léonard, évêque de Namur ? Excellent philosophe, grand professeur, auteur d'un intimidant Commentaire littéral de la Logique de Hegel, il est aussi doué d'une force comique peu commune. Voici, pour les latinistes amateurs, un cours de latin à mourir de rire. Cliquez ici.










Les catholiques peuvent-ils voter pour Marine ?






J'avais déjà tout dit ici. Alors, je vais faire court.

Non seulement les catholiques peuvent voter Marine, mais ils le doivent. En toute rigueur, l’épiscopat devrait battre la campagne pour appeler tous les ouailles à voter pour elle. Pour bien le faire comprendre, il faut prendre les choses sérieusement, en se gardant de faire de grandes phrases creuses. En matière politique et sociale, l’Eglise catholique s’attache à trois grands principes, dit « principes non négociables »[1] : 1) le respect de la vie innocente, de la conception à la mort, 2) le mariage traditionnel, 3) la liberté scolaire. Sur ces trois points, la comparaison entre Marine le Pen et Macron est sans appel : Macron piétine les trois principes non négociables pour tout catholique. Il est ultra-abortionniste, favorable à l’euthanasie, favorable au mariage homosexuel, favorable à la GPA (marchandisation de l’enfant et esclavage moderne) et il sort d’un gouvernement qui a tenté de supprimer les écoles indépendantes. Marine Le Pen, sans être hostile au droit à l’avortement, a toujours été critique face à sa banalisation ; elle est hostile à l’euthanasie, elle entend abroger le mariage homosexuel, elle est hostile à la GPA et s’est prononcée plusieurs fois en faveur de la liberté scolaire. Sur les points non négociables, la discussion est donc close. Mais alors, que reprochent à Marine Le Pen tous ces chrétiens qui s’apprêtent à s’abstenir, voire à voter Macron ? Des choses malheureusement très vagues, qui tiennent en quelques phrases inlassablement répétées : « La haine de l’autre », le « refus de de l’étranger », « l’exclusion des faibles ». Face à des accusations aussi graves, aussi infâmantes, mais également aussi vagues, on est en droit d'exiger quelques précisions. Car en matière d’exclusion du faible, l’avortement et l’exploitation des mères porteuses ont tout de même quelques titres à faire valoir ! De quoi s’agit-il, exactement ? Le programme de Marine Le Pen prévoit-il de bafouer les droits fondamentaux de certaines personnes ? D'organiser des persécutions ? Des pogroms ? A-t-elle un projet d’épuration ethnique ?  D’extermination ? Rien de tout cela, évidemment. Elle souhaite réduire très massivement les flux migratoires (le programme du RPR en 1990). C’est-à-dire, concrètement, faire savoir aux pays d’émigration massive que nous ne recevrons plus leurs ressortissants dans les années à venir, compte tenu de la situation intérieure française, caractérisée tout à la fois par le chômage de masse, une pauvreté endémique, la partition de nombreuses zones du territoire, la thrombose de tous les systèmes sociaux, la montée d’un islam conquérant. Où est le crime ? Où est la haine ? Quelles sont les lois morales, les lois divines bafouées par une telle politique ? Le bon sens, la philosophie politique classique, le sens des responsabilités et la doctrine sociale de l’Eglise elle-même commandent au contraire aux hommes d’Etat de protéger en priorité leur peuple et de garantir le bien commun de la communauté dont ils ont la charge. Le droit des nations à décider de leur politique migratoire est en particulier reconnu par le Magistère.[2] Dira-t-on à un père de famille qui saute à  l’eau pour sauver ses enfants avant ceux du voisin qu’il manque de charité ? Non. Il y a un ordre dans la charité.[3] De même, ira-t-on dire à une mère de famille qui vit dans un deux pièces et qui peine à nourrir ses trois enfants, qu’elle fait preuve de « haine de l’autre » et de « refus de l’étranger » en n’invitant pas 50 personnes à un goûter d’anniversaire ? Il en va de même au niveau des corps politiques. Se conduire de manière irresponsable, au risque de déclencher une guerre civile, ce n’est pas de la charité. C’est de la bêtise. De la bêtise criminelle. Qu’elle s’enrubanne des justifications flatteuses de la charité universelle ne change rien à l’affaire. Ce qui compte, ce ne sont pas les mots, ce sont les réalités. Favoriser, voire organiser, le remplacement d'une population par une autre; laisser les intérêts économiques déchaînés procéder au déménagement du monde et au transvasement des populations, tout cela n'a rien à voir avec la charité dont parle l'Evangile. Refuser tout cela n'a rien de haineux. Ne confondons pas le devoir chrétien d'asile et d'hospitalité pour les persécutés, qui porte nécessairement sur de petits nombres, et la destruction des nations sous le chaos migratoire. En conséquence de ces quelques évidences, qui sont enracinées profond dans la doctrine catholique, il me paraît absolument recommandé de voter Marine Le Pen. Et si l’on est catholique, cela me paraît même obligatoire.


 



[1] Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique, Novembre 2002, pp. 9-10 (Cf. Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, §570)

 

[2] Benoît XVI, Message pour la journée mondiale des migrants et des réfugiés, 2011

[3] Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique IIa-IIae, q. 26 a. 7-8

 


mercredi 26 avril 2017

Bilan du premier tour


C’est simple. Le Parti Unique du Bien a réussi son entrée. L’UMPS fait sa mue pour s’incarner en Macron, laissant derrière lui, comme deux peaux de serpents, Hamon et Fillon. L’alternance est morte, le but du système est désormais de se maintenir par la réunion de toutes les forces mondialistes, contre l’unique adversaire, le Front National. Sur le fond, rien ne change : UMP et PS étaient aussi mondialistes l’un que l’autre. Simplement, ils ne servent plus à rien. Il n’est plus utile qu’un candidat fasse semblant d’être conservateur pour tromper « le peuple de droite » et qu’un autre fasse semblant d’être anticapitaliste pour tromper « le peuple de gauche ». Cette manipulation ne marchait plus assez bien. Trop de gens étaient détrompés. Il convient désormais qu’un seul candidat s’affiche ouvertement mondialiste (libéral-libertaire immigrationniste) pour s’attirer les voix de trois groupes qui composent encore la majorité de l’électorat : 1) ceux qui profitent de la mondialisation 2) ceux qui croient encore en profiter 3) ceux qui continuent d’être intimidés par les accusations de nazisme lancés à la face du FN. Corollaire de cette reconfiguration fonctionnelle du Système : une grande foire d’empoigne commence entre les hiérarques PS et UMP pour le partage des places au sein du nouveau parti unique. Une guerre des rats, en somme. Car, bien sûr, cette nouvelle organisation offre moins de fromages que la précédente (l’alternance était magnifique pour cela: c’était chacun son tour). Dans cette bataille d’égout, l’un des specimens les plus rapides a été l’affreux Estrosi. Se sachant complètement carbonisé localement, il n’a pas seulement appelé à voter Macron (ça, c’est le minimum pour un chef UMP, indigne par fonction), mais immédiatement, et à plat ventre, fait des offres de services. Ensuite, il faut tenter d’expliquer le mauvais score de Marine Le Pen. Dans les conditions que connaît le pays, cela paraît étonnant, presque incroyable. Deux explications complémentaires : 1) les gens s’habituent aux mauvaises nouvelles et ne souffrent pas encore assez à titre personnel –grosso modo, ils sont égoïstes et très peu patriotes ; 2) le programme de Marine Le Pen en matière économique, a dissuadé une part importante de l’électorat populaire (j’ai pas mal d’exemples en tête), et pas seulement les bourgeois comme elle le croyait. Bref, Marine Le Pen n’a pas écouté ceux qui lui disaient de mettre en veilleuse ses idées économiques -et elle en a subi les conséquences. A supposer que ses idées économiques soient les bonnes, elle a de toute façon eu tort de vouloir les faire avaler d’un seul coup à un peuple rétif, nourri au Blédina européiste depuis trente ans. Il faut prendre les gens comme ils sont, et hiérarchiser les objectifs. Une leçon pour l’avenir.


S’il y a un avenir, naturellement.




mardi 18 avril 2017

Association d'idées



Pour illustrer le billet précédent, compte tenu du titre, j’avais choisi une image médiévale représentant la Grande Prostituée de l’Apocalypse, chevauchant la Bête. Je vous rappelle le texte : « Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, couverte de noms blasphématoires, et qui avait sept têtes et dix cornes. La femme, vêtue de pourpre et d'écarlate, étincelait d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or pleine d'abominations : les souillures de sa prostitution. Sur son front un nom était écrit, mystérieux : "Babylone la grande, mère des prostituées et des abominations de la terre." Et je vis la femme ivre du sang des saints et du sang des témoins de Jésus. » (Ap. XVII, 3-6)

Bon, jusqu’ici tout va bien. Enfin, si je puis dire. Mais voici la suite. Savez-vous, chers lecteurs, que l’un des candidats à l’élection présidentielle, notre élection présidentielle, a récemment été présenté par un de ses plus fervents partisans comme ayant toutes les qualités d’une prostituée ? Je ne pense pas prendre trop de risques en faisant l’hypothèse que c’est sans doute la première fois dans toute l’histoire de la politique occidentale que le fait d'avoir été une prostituée est considéré publiquement, jugé explicitement, vanté ouvertement par l’oligarchie comme une qualité intéressante, que dis-je, comme un titre de recommandation pour accéder à la magistrature suprême. Quand je vous dis que nous vivons une époque apocalyptique. Voyez cela ici.





jeudi 13 avril 2017

Apocalypse


Le Parti Unique du Bien

En grec, « apocalypse » veut dire « révélation ». Dévoilement de la vérité. Nous y sommes. Du moins les choses avancent bien. Commençons par la politique française. Le fait que la  « droite » et la « gauche » ne soient que des écuries électorales sans différence substantielle –autrement dit que l’alternance doive être comprise, depuis 30 ans, comme l’action alternée des deux pistons d’un même moteur, ce fait fondamental est désormais totalement dévoilé. Il prend, pour l’occasion, le visage d’un hologramme, le visage radieux d’une créature de science-fiction : Macron. La profonde identité de la gauche et de la droite parlementaires -la réalité de « l’UMPS », en termes frontistes- est désormais totalement avouée. Ceux-là mêmes qui, au sein du Système, ont peut-être été, à une époque, les dupes de l’illusion ne le sont plus. C’est une des preuves de l’Apocalypse : les idiots utiles eux-mêmes sont dessillés et se tombent dans les bras, pour se tourner, ensemble, contre leur véritable antagoniste. Ainsi avons-nous la délectation intellectuelle de voir Robert Hue rejoindre Alain Madelin dans la grande farandole du Parti Macronique. Libéraux-libertaires de tous les pays unissez-vous ! Immigrationnistes, mondialistes, libre-échangistes, antinationaux, mettez-vous en marche, et plongez dans le Vortex Macronis. L’illusion ayant grandement perdu de son efficacité, le Système envisage, en effet, de passer explicitement à un régime de Parti Unique du Bien, aboutissant à la liquiditation du PS et de l’UMP, instruments périmés du régime d’Alternance unique. Il ne sert plus à rien d’essayer de faire croire aux téléspectateurs qu’ils doivent choisir entre bonnet blanc et blanc bonnet, mieux vaut leur dire tout de suite qu’il n’y qu’un seul bonnet, et qu’il est blanc. On gagne du temps. Mais pourquoi cette nécessité d’en finir avec l’alternance ? Eh bien, pour une raison simple : la colère gronde, et face aux diverses forces alliées du Mondialisme obligatoire, se dresse, de plus en plus inquiétant, le Parti unique du Mal : le Front National. Maintenant qu'il représente un tiers des téléspectateurs, il n'est plus possible de continuer la petite duperie de l'alternance droite/gauche. Quand une majorité de téléspectateurs ne croira plus la télévision mais ce qu’elle voit de ses propres yeux, le Front National parviendra au pouvoir. A une condition : que les élections existent encore. Raison de plus pour ne pas aller taquiner le goujon dans les semaines qui viennent.
Passons maintenant aux Etats-Unis. Depuis la semaine dernière, il semble bien qu’entre les trois hypothèses que j’envisageais ici et , ce soit la deuxième qui tienne vraiment la corde. Donald Trump donne des signes assez nets de sarkozysation : en matière diplomatique, on assiste à une volte-face complète. Elu sur une ligne russophile, anti-interventionniste, hostile à la politique otanienne des néoconservateurs, Trump vient de prendre des positions anti-russes, interventionnistes en Syrie et d’affirmer que l’OTAN protégeait la paix du monde. (Je rappelle, pour les distraits, que Sarkozy avait été élu sur une ligne gaullo-souverainiste eurosceptique et qu’il a mené la politique la plus atlantiste qu’on ait jamais vue et piétiné la souveraineté du peuple français en faisant avaliser un traité rejeté par référendum). Le récent bombardement décidé par Trump, pour châtier Bachar-El-Assad d’une prétendue attaque au gaz (qui a toutes les chances d’être une provocation d’Al-Qaïda) présente toutes les caractéristiques d’une opération néoconservatrice classique : opération sous faux drapeau > larmoiement humanitaire > hitlérisation de la cible > intervention militaire. Pourquoi ce revirement ? On se perd en conjectures. De deux choses l’une : ou bien Trump était sincère pendant la campagne, ou bien il ne l’était pas. S’il ne l’était pas, c’est encore de deux choses l’une : ou bien c’est un type qui ne pense rien et qui improvise en permanence ; dans ce cas, ne peut donc que très difficilement interpréter son comportement ; c’est la simple résultante des forces en présence et de sa propre fantaisie ; ou bien, il pensait le contraire de ce qu’il disait ; dans ce cas, c’est un pur syndrome de sarkozysme (il jouait un rôle, et faisait consciemment de fausses promesses). Maintenant, si Trump était sincère pendant la campagne, c’est là aussi de deux choses l’une : ou bien il ne fait plus du tout ce qu’il veut, il a été repris en mains par le Système, qui le « tient » d’une manière ou d’une autre ; ou bien il fait encore ce qu’il veut, mais sous forte contrainte, et le récent virage n’est qu’une ruse pour amadouer la virulente opposition qu’il rencontre à l’intérieur des Etats-Unis, et au sein même de l’appareil d’Etat. Quelques éléments vont dans le sens de cette hypothèse optimiste (le bombardement en Syrie est sans conséquence et ne semble pas annoncer de suite, par exemple), mais je ne mettrai pas ma main à couper là-dessus. Comme je le disais en commençant, la sarkozysation tient donc la corde... Suite de l’Apocalypse au prochain épisode.











jeudi 16 février 2017

Enigme



Comme souvent, je ne comprends rien. Quelqu'un pourrait-il m'expliquer ce que veut dire "contrôle au faciès" dans des quartiers qui sont intégralement peuplés de noirs et de maghrébins ?




lundi 6 février 2017

"Stupide, inepte, désastreux"

Voici le texte paru dans la Pravda cet après-midi, évoquant le programme du parti patriotique. Un petit chef d'oeuvre. Je le pose là en attendant de vous le commenter.



Voilà, je vous le commente.


Editorial du Monde, daté du 6 février 2017


« Au lendemain d’un week-end politique, samedi 4 et dimanche 5 février, où Mme Le Pen a réaffirmé les grandes lignes de son programme, il faut regarder les choses en face. Le Front national veut casser l’Europe. »


La vilaine. Elle veut « casser l’Europe. » Outre un vocabulaire de jardin d’enfants, on notera l’habituel abus de langage, qui identifie l’Union européenne à l’Europe. Exactement comme si l’on avait confondu l’URSS avec la Russie. Mais poursuivons.


« Il entend détruire ce qui a été construit, pas à pas, depuis soixante-dix ans, une œuvre qui n’a pas peu contribué à cette réalité qu’on tient, à tort, pour garantie : un Vieux Continent enfin apaisé et libéré de nombre des démons qui l’ont maintes fois ravagé. » 

La mention des soixante-dix ans nous met –involontairement- sur la bonne piste : c’est l’âge auquel l’Union soviétique s’est effondrée. On imagine bien les articles de la Pravda dans les années 80 : « Les dissidents entendent détruire ce qui a été construit, pas à pas, depuis soixante-dix ans, une œuvre, qui n’a pas peu contribué, etc. ». Il faut toutefois en venir à l’essentiel : le FN est accusé de vouloir détruire rien de moins que le « Vieux Continent enfin apaisé et libéré de nombre de démons qui l’ont maintes fois ravagé. » Soyons charitables : en bon français, cette phrase mal tournée veut dire que le FN veut détruire non pas le continent européen, mais l’Union européenne qui est censée avoir apporté la paix en Europe, et nous protéger des vieux démons, à savoir : le nationalisme et le nazisme. C’est le sophisme habituel : ou bien l’Union européenne, ou bien le nazisme. En conséquence, s’opposer à l’Union européenne, ce serait, mécaniquement, être pour le fascisme et le retour des conflits. Voici donc le FN criminel et fauteur de guerre. Cet argument est pathétique. La réconciliation franco-allemande, voulue par De Gaulle et Adenauer, voulue aussi par les peuples eux-mêmes, n'a tout simplement aucun rapport avec l'Union européenne. Nul besoin d’une construction institutionnelle artificielle pour faire la paix avec ses voisins. Et si l'on cherche des raisons plus profondes, on pourra dire que la paix résulte du fait que l'Allemagne, mise à genoux en 1945, effondrée sous l'immensité de ses fautes, a tout simplement perdu le goût de faire la guerre à ses voisins. Une chose est sûre : cette réconciliation n'a aucun rapport avec la perte de notre souveraineté, avec la suppression des frontières, le libre-échange, la mise en place de l'euro, la toute-puissance de la commission européenne. Cet argument relève du pur et simple terrorisme intellectuel. Rappelons au passage que la Grande-Bretagne et la France, ennemies mortelles pendant des siècles, vivent en paix depuis bientôt deux cents ans ; or, il n’a pas été nécessaire pour cela de créer une Union Franco-anglaise, dotée de 20.000 fonctionnaires et soumettant nos deux peuples à une pluie de directives. L’ironie sanglante dans cette affaire est que l’Union européenne, du fait de l’euro, est entrain de ranimer les tensions en Europe.


« La France a été l’un des maîtres d’œuvre de cet immense succès. Mais cela ne compte pas pour Mme Le Pen. »

Quel « immense succès » ? La Paix ? Mais justement, comme on vient de le dire, l’Union européenne n’y est pour rien... Elle est en revanche pour beaucoup dans la situation économique de notre continent, qu’il paraîtrait pour le moins audacieux de présenter comme un « immense succès ». C’est d’ailleurs pourquoi la paix est le seul argument brandi par les européistes : il n’y a rien à mettre au crédit de la construction européenne. Pour en faire une présentation flatteuse, ses partisans sont contraints de lui attribuer des bienfaits dont elle n’est pas la cause.


« Elle s’est efforcée, non sans talent, de « banaliser » un parti qui, puisant dans un vieux fonds vichyste, ne s’est développé que dans un anti-gaullisme acharné, aujourd’hui remplacé par sa détestation de l’Europe – le FN a toujours un bouc émissaire. »

Ici, le texte devient visqueux. L’argument fait place l’insinuation. Plutôt que de réfuter sur le fond les positions du Front National, Le Monde ressort les épouvantails. L’évocation de l’ « anti-gaullisme » des années 60 (effectivement lié aux convictions « Algérie Française » de Jean-Marie Le Pen) n’a ici qu’un rôle : jeter un nuage de fumée pour tenter de faire oublier que le Front National est devenu le seul parti qui défende aujourd’hui l’ensemble des principes gaulliens fondamentaux : Etat fort, souveraineté populaire, indépendance nationale, démocratie référendaire. Toute personne à peu près lucide ne peut qu’être frappée par la solitude absolue du Front National sur cette ligne. Si les mots ont un sens, le Front National est devenu le parti gaulliste. C’est ainsi. Ouvrez un manuel de sciences politiques, lisez la définition du gaullisme, comparez les forces en présence en 2017 ; le verdict est sans appel. Refuser d’admettre cette évidence au motif que les fondateurs du FN étaient hostiles à l’indépendance de l’Algérie il y 50 ans, c’est aussi absurde que de continuer d’appeler « gaullistes » des personnalités comme Alain Juppé ou Nicolas Sarkozy qui ont renié les unes après les autres toutes les idées gaullistes. Pour le reste, notez bien ceci : quand Le Monde a un ennemi, il s’agit d’un ennemi. Quand le Front National a un ennemi, c’est un « bouc-émissaire ». C’est-à-dire une victime innocente, sans rapport avec les crimes dont on l’accable, -et qui sert d’exutoire au vain peuple. Voilà qui demanderait à être prouvé... Mais, comme d’habitude, Le Monde s’estime dispensé d’argumenter.


« La chef du FN ne veut plus revenir sur l’abolition de la peine de mort (à moins que l’extension du domaine du référendum, qu’elle programme, ne vise à proposer le retour de la guillotine) et elle se range volontiers aux us et coutumes de l’époque concernant le mariage homosexuel.
 
Dont acte. On remarquera toutefois la petite parenthèse fielleuse, où Le Monde affirme à la fois son hostilité de principe à la peine de mort et sa méfiance à l’égard de la démocratie. Comme toujours, sur l’une et l’autre positions, on voudrait des arguments de fond. Passons.


Mais toute la radicalité négative dont le FN est porteur se concentre sur le couple diabolique Europe/immigration qui expliquerait tout : chômage de masse, faible compétitivité dans nombre de secteurs de pointe, absence de dialogue social, modèle agricole inadapté, école sous-performante, etc. Le FN a le coupable. Le FN a la recette : « y a qu’à » sortir de l’UE.

Le Monde prend ses désirs pour des réalités. Il est faux que le Front national attribue tous les problèmes à l’Union européenne... Reprenons la liste : chômage de masse, faible compétitivité, politique agricole...Sur ces trois sujets, il est tout de même difficile de nier que l’euro, l’interdiction des politiques industrielles et la PAC aient une importance centrale. Mais continuons : l’absence de dialogue social, les mauvaises performances de l’Ecole ? Ici, Le Monde affabule. Où a-t-il vu que le Front National attribue ces problèmes à l’UE ? Il suffit de lire le programme pour se rendre compte qu’aucune des mesures prévues dans ces domaines ne suppose la remise en cause de la construction européenne.

Au-delà de la stupidité de ce simplisme démagogique, examinons les choses de plus près. Le retour à un franc dévalué ? Passons sur le krach bancaire qui s’ensuivrait : on imagine déjà la ruée des épargnants – ménages et entreprises – paniqués à l’idée de voir la valeur de leurs économies s’effondrer avec le franc.

Le « quotidien de référence » entre dans le dur. On sent que ça va saigner. Mais, comme souvent, les gros mots cachent la faiblesse de l'argumentation. Reprenons dans l'ordre. Il est parfaitement vrai que le retour à la monnaie nationale entraînerait une dévaluation d’environ 20%. Mais justement, c’est le but ! Pas le seul, assurément. Mais il se trouve que l’euro est surévalué par rapport à l’état réel de notre économie, et que cela plombe notre compétitivité-prix (par comparaison avec l’Allemagne en particulier, qui bénéficie, avec l’euro d’une monnaie sous-évaluée). Or, d’après Le Monde, procéder à une dévaluation entraînerait un « krach bancaire » et une ruée des épargnants qui retireraient leurs économies de leurs comptes en banque. Ici, pour parler de manière mesurée, on peut dire que Le Monde écrit strictement n’importe quoi. Est-ce de la pure incompétence ? Est-ce de la mauvaise foi délibérée ? Soyons gentils, penchons pour la première hypothèse. Dévaluer une monnaie, comme l’a fait le Général de Gaulle en 1958 par exemple (-18%), n’a jamais entraîné de « krach bancaire ». Apparemment, l’éditorialiste utilise cette expression sans savoir ce qu’elle veut dire, uniquement parce qu’elle fait peur. On parle de krach bancaire quand les banques sont insolvables et ne veulent plus se prêter entre elles (la crise de solvabilité entraînant une crise de liquidités). Mais cela n’a rien à voir avec les parités monétaires. De même, en cas de dévaluation, les économies des épargnants ne sont pas en danger. Aucune raison d’aller les retirer de la banque. L’idée enfantine du rédacteur est sans doute qu’une dévaluation entraînerait la transformation de vos 1000 euros d'économie en 800 francs alors même que tous les prix, eux, ne subiraient pas la même décote. Dès lors, nous serions tous appauvris. Mais il n’a rien compris. Dévaluer une monnaie n’a de sens que par rapport aux monnaies étrangères. Une monnaie ne se dévalue pas par rapport à elle-même ! A l'intérieur du pays, le prix des produits français passeraient d'une monnaie à l'autre par simple conversion (par exemple, si 1 euro = 1 franc, le pain au chocolat qui coûte aujourd'hui 0,8 euro coûterait 0,8 franc. De même, si la parité décidée pour le changement de monnaie était 1 euro = 2 francs, alors vos 1000 euros d'économie se transformeraient en 2000 francs d'économie. Quant au pain au chocolat, il coûterait alors 1,60 franc. Bref, rien ne changerait pour vous.) Seuls se renchériraient les produits venant de l'étranger (du moins des pays qui ne dévalueraient pas en même temps que nous; voir plus loin). Par exemple, vos 1000 euros d'économie se transformeraient en 1000 francs ; en revanche, vos 1000 francs ne vaudraient plus 1000 dollars (admettons que ce soit la parité de départ) : ils vaudrait 800 dollars. Ce qui est vrai, c’est que les Français seraient moins incités à acheter des produits étrangers après la dévaluation, et que les étrangers, en revanche, seraient plus incités à acheter des produits français. Ce qui est justement l’objectif puisque nous avons une balance commerciale affreusement déficitaire. Aucune raison en tout cas d’aller retirer ses économies de la banque...Pour quoi faire ? Cela ne changerait pas leur valeur.

Passons sur l’explosion d’une dette publique qui, libellée en francs dévalués, supposerait d’être financée avec des taux d’intérêt à la grecque.

Le festival continue. Cette fois-ci, Le Monde ignore que la quasi-totalité des dettes françaises (97%) a été émise en contrat de droit français. Or, selon un principe de droit international appelé Lex Monetae, les dettes émises en contrat de droit national sont ré-libellées automatiquement en nouvelle monnaie nationale, selon la nouvelle parité fixée. En clair, 1 euro de dette publique à rembourser se transformerait en 1 franc à rembourser si la parité choisie est 1 euro = 1 franc. –Ce qui veut dire que les 20% de perte seront pour les créanciers, pas pour l’emprunteur. Si la France devait 1000 euros à un créancier, elle lui devra 1000 francs. Prêter à un pays qui détient une monnaie surévaluée, c’est prendre un risque. Il est vrai, en revanche, que les futures émissions de dette se feront probablement à un taux d’intérêt supérieur. Il est donc indéniable que la politique budgétaire devra être rigoureuse. Comme en 1958.

Cette idée que la souveraineté monétaire en 2017 – dans une France dont l’économie est l’une des plus mondialisées – passe par le retour joyeux à un franc dévalué est inepte.

Encore une fois, aucun argument. Le rédacteur essaie de faire impression en nous rappelant que nous sommes "en 2017", ce qui est censé démontrer que la souveraineté monétaire est devenue sans intérêt (à une époque aussi moderne, pensez donc !) et que tout pays sérieux doit renoncer à sa monnaie nationale. Malheureusement, il ne suffit pas de prendre des airs ironiques pour être intelligent. Ni d'affirmer pour démontrer. Reprenons la phrase posément, pour bien observer la technique d'écriture de l'éditorialiste du Monde : "Cette idée que la souveraineté monétaire en 2017 -dans une France dont l'économie est l'une des plus mondialisées -passe par le retour joyeux à un franc dévalué est inepte." Voyez comment les adjectifs tiennent lieu d'argumentation. Ils ne prouvent rien, par eux-mêmes, mais ont pour rôle de déconsidérer l'idée de retour au franc. Ramenée à l'essentiel, la phrase est  : "L'idée que le souveraineté monétaire passe par le retour au franc est inepte." (on a jeté à la poubelle "en 2017", "dans un pays mondialisé", "joyeux" et "dévalué"). Le problème est qu'ainsi nettoyée, la proposition dont on nous dit qu'elle est "inepte" apparaît au contraire pour ce qu'elle est : une évidence. Il est en effet parfaitement évident, même aux esprits les moins déliés, que la souveraineté monétaire passe par la possession... d'une monnaie. C'est ce qu'on appelle une condition nécessaire. Tout le reste n'est que sophisme. Un peu comme si vous étiez en prison et que votre geôlier vous disait : "L'idée que ta liberté, en 2017, dans un pays qui connaît un fort degré d'insécurité, passe par une joyeuse sortie de prison avec un simple ticket de bus en poche, est inepte."


Quelle serait la réaction de nos voisins européens, avec lesquels nous réalisons près de 70 % de notre commerce extérieur ? Ils dévalueraient à leur tour ? Nous reviendrions ainsi à la belle époque des dévaluations compétitives en Europe qui fit la joie des fonds spéculatifs américains jouant telle devise contre l’autre.

Il est parfaitement vrai que les Italiens et les Espagnols, sans parler des Grecs, nous emboîteraient le pas et dévalueraient leurs monnaies. Et alors ? Eux aussi souffrent de vivre sous l'empire du Mark ! Le problème de la France n’est pas la surévaluation de sa monnaie par rapport à l’économie italienne ou grecque. Le problème de la France, qui est aussi le problème de l’Italie, c’est la sous-évaluation de l’euro par rapport à l’économie allemande. Le problème de la zone euro, c’est le déséquilibre pathologique des balances commerciales en son sein ; c’est la politique non-coopérative  de l’Allemagne, qui transforme progressivement en désert industriel l’Europe du Sud, sans accepter –évidemment- de devenir l’Etat central qui distribue ses excédents commerciaux aux régions asphyxiées par la monnaie unique (sur l'euro, voir ma petite synthèse ici). Quant à la menace de spéculation, elle est infiniment moins grave que la situation actuelle. A la « belle époque des dévaluations compétitives », la France avait une industrie en pleine forme et une balance commerciale équilibrée. Au demeurant, les tempêtes spéculatives entre les monnaies se déclenchent quand les spéculateurs perçoivent qu’une monnaie n’est pas à sa vraie valeur relative par rapport aux autres monnaies. Elles ne sont qu’un rappel au réel. Ce que la religion de l’Euro promeut, c’est au contraire la fausse sécurité des anesthésiques. Car en faussant tous les signaux économiques, la monnaie unique ne fait que retarder le moment des ajustements.


 Nous abaisserions la valeur monétaire de nos PME et fleurons industriels, là encore au profit des fonds qataris ou des géants chinois se ruant pour racheter les entreprises tricolores. Le « patriotisme économique » de Mme Le Pen, c’est bon pour Wall Street, désastreux pour la France.

Ici, le Monde distribue les éléments de langage de la campagne électorale aux éditorialistes de la radio et de la télévision. Plus c’est gros, plus ça passe. Voici donc la ligne : on expliquera pendant deux mois aux électeurs que le programme du Front National risque de soumettre la France aux appétits du Qatar et de Wall Street –jusqu’ici tenus en respect par nos dirigeants patriotes-, que des pans entiers de notre industrie vont disparaître, que la mondialisation va déferler sur la France et mettre au chômage des régions entières de notre beau pays. Cela convaincra sans doute les retraités à sonotone qui votent Fillon. En revanche, cela devrait laisser assez froids les millions de chômeurs qui vivent dans les déserts industriels. Pour le reste, que dire ? Si vous n’êtes pas versé en psychanalyse, et que vous ne connaissez pas la définition de « l’inversion accusatoire » –inutile d’ouvrir un dictionnaire. Vous en avez là un exemple magnifique !

En lieu et place de réformes sérieuses et difficiles, le FN vend une recette miracle : tuer l’Europe. Ce n’est pas un programme. C’est un renoncement."

Non, c’est de la légitime défense.

 

vendredi 27 janvier 2017


 
 
Bien sûr, ce n’est pas grand-chose. En comparaison des actes de trahison et autres forfaitures dont se sont rendus coupables nombre de nos hommes politiques, le délit de concussion n’est qu’une broutille. L’intérêt national n’est pas directement en jeu. Mais cela devrait être suffisant, toutefois, à faire disparaître de la scène politique notre brave Monsieur Fillon, champion de la « droite catholique ».  
Non pas qu’il perde son cœur électoral -car, comme on sait, et pour reprendre les mots d’Antoine Delafoy dans les Tontons flingueurs, la bourgeoisie catholique est portée tout à la fois sur « la morale et les soubrettes, la religion et les jetons de présence. » Mais c’est l’élargissement au peuple qui devient de plus en plus improbable. Faire avaler aux gens qui gagnent entre 1500 et 2000 euros par mois qu’il est « abject » (sic) de reprocher à Dame Pénélope d’avoir gagné 5000 euros d’argent public à ne strictement rien faire, et ce pendant des années, voilà qui sera bien difficile.
Quant aux dénégations mensongères du Monsieur, n’en parlons même pas : à l’en croire, Dame Fillon aurait « préparé la revue de presse » et l’aurait « informé des évolutions de la société ». On imagine effectivement très bien Pénélope, penchée sur sa table de cuisine, tous les matins, avec sa paire de ciseaux, son tube de colle et sa photocopieuse, découpant amoureusement l’Echo de la Sarthe et la République du Centre, pour confectionner une revue de presse aux petits oignons pour son député de mari... Les gens, cela dit, ignorent peut-être qu’il existe des armées de fonctionnaires pour faire ce travail ingrat dès potron-minet dans les caves du Palais Bourbon. Sans parler des nuées de petites mains qui gratouillent dans les groupes parlementaires. Quant à l'expertise de la sainte femme sur l’évolution de la société, on peut imaginer la scène : « Dis donc François, je me demande si le nouveau facteur ne serait pas un peu de la jacquette. » « Merci Pénélope, de m’informer des évolutions sociétales, tu viens de gagner 5000 euros ! » Les menteurs professionnels que sont nos hommes politiques comptent depuis longtemps sur l’ignorance du Peuple pour s’en sortir. Mais cette fois-ci, je doute que ça marche. Et je ne parle pas du deuxième salaire de l’infatigable Pénélope qui, toujours admirable de discrétion, est parvenue à travailler pour la Revue des deux mondes, au point d’en retirer 100.000 euros, et tout cela à l’insu du directeur de la rédaction du journal lui-même ! Elle devait utiliser de l’encre sympathique.
Où cela va-t-il nous mener ? Eh bien, peut-être, Incha’Allah, à l’affiche la plus vaudevillesque de l’histoire des élections : Marine contre Macron. Car, vous n’y avez pas pensé, mais moi si ! Pensé à quoi ? Mais à ceci : Marine contre Macron, ce n’est pas seulement une femme contre un homme. Ce sont deux couples affrontés, deux couples symétriques, deux couples hyper trendy, deux couples d’époque : Marine, c’est aussi Philippot. Et Macron, c’est aussi Maman Brigitte. Deux petits gays et leur blonde pète-sec. Ça va donner ! Seigneur, laissez-nous rire une dernière fois, et ensuite, sauvez la France !